D’île en île sur le lac Titicaca au Pérou.

Publié le 11 Janvier 2016

 MétroLe nom Titicaca est un mélange de quechua et d’aymara. Il signifie puma de piedra en espagnol (puma de pierre).

 

 

 

Qui n’a jamais entendu parler du lac Titicaca? Pour certains, ce nom à la consonance si particulière fait tout simplement sourire tandis que, pour d’autres, il est synonyme de merveilles et d’exotisme. De nos jours, ce lac est sillonné chaque année par des milliers de touristes, tous animés par la même curiosité : visiter ses îles et ses sites environnants.

 

 

 

 

 

 

 

 

Islas Uros

 

 

 

 

Il y a environ 40 îles Uros qui flottent sur les eaux du lac Titicaca. Les îles Uros ne sont pas de véritables îles, composées de terre et de pierre. Elles sont constituées de l’enchevêtrement dense de plantes lacustres assez résistantes appelées totora. Poser le pied sur ces îles pour la première fois donne la curieuse impression de marcher sur un lit d’eau. Les habitants des îles flottantes sont pour la plupart les descendants des Uros, un peuple autochtone obscur dont on sait peu de chose, mis à part que, selon une légende, du sang noir coulait dans ses veines. Aujourd’hui, la race s’est éteinte et ses descendants forment un métissage d’Aymaras et d’Uros.

 

 

 

 

 

 

Isla Taquile

 

Située à 3 heures de bateau de la jetée de la ville de Puno, l’île de Taquile s’étend sur 11 km2 et demeure la plus visitée du côté péruvien. Sur l’île, un escalier empierré qui compte plus de 500 marches attend le voyageur. La montée est pénible mais, une fois au sommet, vous serez récompensé par un panorama splendide avec, partout, des montagnes à l’horizon. Toutefois, il existe d’autres points de débarquement que les guides choisissent plus régulièrement, et d’où partent de jolis sentiers qui montent progressivement jusqu’à la place du village. Les fameuses 500 marches ne sont alors utilisées qu’au retour.

Près de 350 familles habitent l’île, dont les maisons d’adobe sont dépourvues d’électricité et d’eau courante. Les habitants de Taquile sont connus pour avoir su préserver leur mode de vie ancestral, dont font partie le troc, l’organisation communautaire et leur habit de tous les jours. La coopérative artisanale, sur la place du village, en est un exemple probant. Vous constaterez qu’en toute occasion les hommes tricotent et les femmes tissent.

Si vous avez l’esprit d’aventure, on vous conseille d’y passer la nuit afin de pouvoir vraiment apprécier la visite.

 

 

Isla Amantaní

 

 

Située à plus grande distance de Puno que Taquile, l’île d’Amantaní est moins visitée par les voyageurs. Elle séduira ceux qui aiment le pittoresque et le dépaysement. En effet, contrairement aux îles Uros et Taquile, Amantaní n’a pas encore été victime de l’affluence touristique. Elle abrite aussi quelques vestiges archéologiques qui lui sont propres.

 

 

 

 

 

Isla Suasi

 

Du côté est du lac Titicaca se trouve l’Isla Suasi, qui couvre une superficie de 44 ha. Peu connue et peu développée, elle compte néanmoins un hôtel à vocation écotouristique dont les clients peuvent pratiquer la voile, la pêche et la plongée-tuba.

 

 

 

 

 

 

Origines

 

 

Le lac Titicaca est ce qui subsiste de l’immense lac Ballivián, dont les eaux s’étendaient jusqu’au lac Poopó et au salar de Uyuní, dans l’actuelle Bolivie.

Au cours des siècles, le lac Ballivián s’est peu à peu asséché en raison des changements de température, tant et si bien qu’aujourd’hui le lac Poopó est lui-même presque asséché au milieu d’un vaste désert argileux et que le salar de Uyuní n’est plus qu’une étendue de 9 000 km2 de terre désolée, devenue la plus grande saline des Andes en raison des dépôts de sel couvrant sa surface.

Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Decouverte

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