Cartes postales de la Tunisie.

Publié le 18 Avril 2016

 

 

Le plus petit pays du Maghreb, riche de ses sites archéologiques, de son désert, de ses oasis et de son littoral, offre une belle diversité d’expériences aux gens qui le visitent. Bien que des événements tragiques récents aient porté ombrage à son tourisme, il reste un pays de contacts humains chaleureux. Cartes postales d’un voyage effectué là-bas début novembre.

 

 

 

 

Accueil chaleureux
On m’avait vanté l’accueil chaleureux des Tunisiens bien avant que je mette les pieds dans leur pays. Quelques heures après mon arrivée, deux situations me le confirment.

Alors que je suis fraîchement débarquée à l’aéroport – en fait, pas vraiment «fraîchement», pour cause de charmant vol red-eye –, une dame âgée salue notre groupe dans le stationnement. «Bienvenue», nous dit-elle. Combien de fois vous êtes-vous fait souhaiter la bienvenue tout à fait spontanément par un passant à votre arrivée dans un pays étranger? Jamais? Moi non plus, avant ce jour-là.

 

Quelques heures plus tard, après une petite balade pour observer la plage attenante à l’hôtel Regency Tunis de Gammarth, j’entame une discussion avec le gardien de la plage; un homme qui, même s’il n’y a personne en vue, surveille. On discute un peu. Je lui demande «Vous venez d’ici?» pour savoir s’il est de la capitale. Grand sourire. «Je suis Tunisien. Et vous, maintenant, vous être Tunisienne.»

 

 

 

 

 

 

 

Sidi Bou Saïd

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Sidi Bou Saïd surplombe le golfe de Tunis. Lieu très touristique, «c’est l’endroit le plus cher de Tunisie, nous avertit notre guide, Mohamed. N’y achetez pas vos souvenirs, vous pourrez trouver les mêmes partout».

Malgré cela, Sidi Bou Saïd la bleue et blanche ravit le regard. Elle a des allures de village grec et a inspiré de nombreux artistes (dont Paul Klee et August Macke). Ses couleurs caractéristiques viennent de l’initiative du Français Rodolphe d’Erlanger, qui y était établi, et qui les a imposées au début du XXe siècle. Un vendeur dans une autre ville nous dira que la couleur bleue, dont sont ornées les portes et les fenêtres, éloigne les mouches. L’info est à prendre avec un grain de sel, mais l’explication est amusante.

Pour faire une petite pause durant la visite, un thé à la menthe garni de noix de pin pris dans un petit café est un bon choix.

 

 

 

 

 

 

«Le pays des palmiers dattiers»

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La ville de Tozeur est située tout près du Sahara, à l’orée du Chott El Jerid (une étendue désertique parsemée de dépôts de sel où des scènes de Star Wars ont été tournées), à environ 450 km de Tunis, la capitale. Il y fait 48 degrés à l’ombre l’été. La ville est reconnue pour ses bâtiments de briques traditionnelles faites d’argile rouge et jaune, qui isolent de la chaleur accablante.

Pour nous rendre à l’oasis, nous montons dans une calèche, en petit groupe. Slim, notre conducteur, qui œuvre dans le domaine depuis 24 ans, nous fait passer devant une statue d’Ibn Chabbat, un personnage d’importance. C’est à ce scientifique du XIIIe siècle que la région doit son système d’irrigation, nécessaire pour la culture.

À Tozeur, «le pays des palmiers dattiers», l’oasis prend la forme d’une forêt de palmiers. Au moins 220 000 spécimens de cette espèce – qui, soit dit en passant, n’est pas un arbre, mais plutôt une herbe géante – forment un espace vert dans lequel on cultive les dattes, mais aussi d’autres produits maraîchers.

Dans la plantation où travaille Monsieur Hama, ça fleure bon le jasmin et les roses. On voit pousser des limes de Perse, toutes petites, parmi des grenadiers. Hama est le seul employé de la palmeraie. Il n’a pas de salaire, mais obtient le cinquième des récoltes, qu’il vendra.

Dans la grande région de Tozeur, ce sont environ 2 millions de palmiers dattiers qui verdissent le désert.

Au cours de votre passage à Tozeur, n’oubliez pas de faire une promenade dans les rues étroites de la médina, qui date du XIIIe siècle. Vous pourrez y découvrir de petits commerçants et le Musée archéologique et traditionnel Sidi Ben Aissa.

 

 

 

 

 

 

 

L’art de manger la datte

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La meilleure datte serait la deglet nour, algérienne d’origine, mais qui pousse abondamment en Tunisie. Pour l’identifier, on vérifie si on voit le noyau à l’intérieur quand on place la datte face à la lumière. Mais le choix est vaste, parmi les 250 variétés connues au pays. Les dattes sont récoltées – donc prêtes à être dégustées! – de novembre à janvier, approximativement. Pour en apprendre plus sur le palmier dattier, ses fruits et son industrie, le musée Eden Palm de Tozeur est un must.

Dans la plantation de Monsieur Hama, on a droit à un petit cours de «dattes 101». Il faut ouvrir le fruit, vérifier qu’aucun insecte n’y a élu domicile, et ensuite la manger. Sauf si elle est toujours attachée à sa branche, auquel cas, pas besoin de ces précautions. Il faudra un moment pour que je change mes habitudes, qui consistaient à les manger d’un coup.

À un kiosque juste à l’extérieur du marché, une sympathique vendeuse nous confie qu’elle mange ses dattes avec de l’huile d’olive. À essayer.

 

 

 

 

 

 

 

 

Désert à bosses

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Le désert est plein de bosses semblables à celles d’un dromadaire. Nous sommes en 4 x 4, à quelques kilomètres de la frontière algérienne, sur la route qui mène à l’oasis de montagne de Chebika, à une soixantaine de kilomètres de Tozeur. À l’horizon se pointe l’Atlas.

Parmi les bosses, on aperçoit de vrais dromadaires. En liberté! Ce n’est pas un mirage. Notre chauffeur, Taoufiq, nous ramène sur terre. Ce ne sont pas des dromadaires sauvages… «Les nomades les laissent seuls pendant la journée. Le dromadaire sait retrouver son chemin dans le désert», raconte-t-il. Notre guide, Mohamed, nous donnera davantage d’information un peu plus tard. «Ils appartiennent à des semi-nomades. Comme l’école est obligatoire, il est difficile pour les gens d’être complètement nomades. Les frontières compliquent aussi ce mode de vie.»

Soit. On s’arrête, on descend des 4 x 4 le temps de quelques photos. Les bêtes, nonchalantes, sont sûrement habituées aux égoportraits avec les touristes.

 

 

 

 

 

 

La richesse du Sahara : l’eau

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L’ancien village de Chebika a été abandonné pour cause d’inondations à la fin des années 1960. Les toits des maisons, faits d’argile et de troncs d’arbres, se sont effondrés, imbibés d’eau. Maintenant, c’est le désert.

J’ai les yeux grands ouverts sur la route qui défile. Pour Taoufiq, notre chauffeur, faire ce chemin est une habitude. Il raconte qu’il effectue le trajet trois fois par jour, «pour ses enfants».

La visite de l’oasis de Chebika ne prend que quelques heures, sous le chaud soleil, et la marche n’est pas trop difficile. C’est une escapade parfaite pour les touristes qui séjournent à Tozeur. Le paysage est à couper le souffle.

 

 

 

Transport
Tunisair assurera dès juin une liaison directe entre Montréal et Tunis, les mercredis et samedis. Le premier vol entre Tunis et Montréal aura lieu le 16 juin, alors que le vol Montréal-Tunis débutera le 18 juin. On peut déjà se procurer des billets.
www.tunisair.com
Métro s’est rendu en Tunisie à l’invitation de l’Office national du tourisme tunisien et de l’Association canadienne des agences de voyages (ACTA). Merci aussi à Air France.

 

 

 

 

Office national du tourisme tunisien

1155, boul. Robert-Bourassa,
bureau 1014
Montréal, Québec
H3B 3A7

Tél.: 514 397-1182
bonjour-tunisie.com
beintunisia.com
facebook.com/DiscoverTunisia.com.ca

Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Voyage

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