Budapest, belle et cool.

Publié le 14 Septembre 2016

 

Elle est belle Budapest avec ses ponts, ses palais, ses places et son Danube. On n'a pas de mal à comprendre ceux qui la comparent à Paris. Mais ce n'est pas tout: Budapest est cool, aussi.

Une serveuse distribue des carottes. Une bande de visiteurs fume la shisha dans un salon décoré d'animaux en peluche. Dans la cour intérieure, des clients sirotent leur bière sous des vélos et des lampes suspendus; il y a même un nain de jardin qui se balance au-dessus de leur tête. Et on ne vous parle pas du deuxième étage, de l'escalier en colimaçon, des projections vidéo, des plantes, des graffitis et de ces bars lovés dans les recoins du bâtiment. Difficile de décrire l'ambiance du plus fameux «ruin pub» de Budapest.

Le Szimpla Kert a ouvert ses portes en 2002, dans le 7e arrondissement de la capitale hongroise, quartier juif tragiquement marqué par la Deuxième Guerre mondiale. C'est le premier des désormais nombreux «ruin pubs» de la ville, ces bars installés dans des bâtiments abandonnés. Dotés de cours intérieures et de décors éclatés, ou à tout le moins artistiques et originaux, ils sont devenus un symbole de la culture alternative de Budapest.

 

S'ils ont plusieurs points en commun, les «ruin pubs» sont tous différents et c'est pourquoi il vaut la peine de s'offrir une petite tournée. C'est facile, car plusieurs d'entre eux sont situés tout près les uns des autres.

Szimpla Kert

 

Szimpla

 

 

Après avoir visité le Szimpla, le Instant s'impose parmi les classiques à découvrir. C'est le plus grand des «ruin pubs» avec sept bars, sept scènes, six pièces et deux jardins. Non loin de là, on trouvera le Kuplung, avec ses lanternes et sa murale de baleine, le Doboz, dont la façade décrépie ne paie vraiment pas de mine, le Fogas, le Koleves et encore bien d'autres moins connus. Des auberges de jeunesse du quartier ont aussi leur propre «ruin pub» et certains restaurants installés dans de jolies cours intérieures rappellent le concept.

 

Instant night club Budapest

 

Doboz

 

 

 

Kuplung

 

 

Le Fogas

 

 

 

Le Ruin Pub

 

 

 

le Koleves

 

 

Pontoon Bar

 

 

Le 7e arrondissement, d'ailleurs, est plein de restaurants et de petits cafés branchés. Il faut y flâner ou, mieux, y loger le temps de son séjour. On pourra y goûter quelques spécialités hongroises (goulash, «langos», vin Tokaj), des pâtisseries juives traditionnelles (comme celles de chez Frőhlich) ou faire quelques emplettes, au hasard. Un peu plus loin, dans le 6e arrondissement, sur l'avenue Andrássy, on trouvera des adresses élégantes et quelques chics cafés à l'ancienne, alors que sur la place Liszt Ferenc, on mangera pratiquement dans les buissons sur les terrasses entourant la statue du compositeur hongrois.

 

 

 

 

 

AUX BAINS

 

 

 

Pour se remettre d'une tournée des bars ou d'un excès de goulash, Budapest a la cure parfaite: les bains. La ville est construite sur des dizaines de sources thermales et elle compte de nombreux bains publics, dont certains ont des décors dignes du cinéma. C'est le cas des chics bains Gellért, louangés pour leur architecture Art nouveau, ainsi que des populaires bains Széchenyi, situé dans le parc Városliget.

Ce vaste complexe, ouvert en 1913, compte 15 bassins et trois piscines dont l'eau atteint jusqu'à 40°C. Nous y sommes allés tôt le matin pour éviter les foules - précaution que l'on ne saurait trop vous recommander. Atmosphère paisible, édifices jaune serin, piscines bleu ciel, fleurs roses aux fenêtres, planchers en damier noir et blanc; cet endroit est un régal pour les yeux, qui rappellera peut-être à certains l'univers du réalisateur Wes Anderson (ou une boutique de cupcakes!).

Si certains bains budapestois ont conservé les traditions, comme la non-mixité et la nudité, les bains Széchenyi, très visités par les touristes, sont mixtes et se découvrent en maillots. Ici, on profite des eaux chaudes et vertueuses (bonnes pour les articulations notamment, dit-on) aux côtés des habitués. On observe ceux qui jouent aux échecs bien immergés dans l'eau ou on se joint à ceux qui font des longueurs dans la piscine réservée aux sportifs. Puis, quand les foules commencent à arriver - et à rompre le charme -, on part tranquillement poursuivre son exploration de Budapest vers un autre point d'eau: le Danube.

 

 

 

AU BORD DU FLEUVE

 

La chanson avait raison sur une chose: le Danube est beau. Bordé de grands monuments, le deuxième plus grand fleuve d'Europe appelle la promenade tant du côté de Pest que des collines de Buda (Budapest est formée de l'union de ces deux villes ainsi que d'Óbuda). Les guides touristiques vous renseigneront tous sur les incontournables de ville, dont plusieurs sont situés non loin de l'eau, à commencer par le fameuxParlement à l'architecture néogothique, inspiré de celui de Westminster, et le palais de Budavár, construit en hauteur.

Pour les flâneurs, il y a aussi l'île Marguerite, avec ses sentiers et sa sympathique fontaine musicale et, bien sûr, il y a les ponts à traverser: le pont Elizabeth, le pont des Chaînes, le pont de la Liberté... Pour les voir s'illuminer, nous suggérons aux voyageurs d'aller siroter un verre de vin (hongrois, bien sûr) sur le bord du Danube dans un endroit comme ce bar Pontoon, avec hamacs et DJ, sur lequel nous sommes tombés par hasard, au pied du pont des Chaînes. Budapest est sans doute encore plus belle une fois la nuit tombée.

***

 

 

 

 

 

Le pont des chaines

 

 

 

 

Le pont de la liberté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À SAVOIR

- Les prix? Budapest est étonnamment abordable pour une capitale européenne. On y paie en forints et non en euros.

- S'y rendre? Il n'y a pas de vol direct de Montréal vers Budapest. Transat en offrait un l'an dernier, durant la saison estivale, mais cette année, la liaison comprend un vol de correspondance à Toronto (jusqu'au 12 octobre).

- Quand partir? Il peut faire très chaud en été à Budapest. Privilégiez la fin du printemps et le début de l'automne si possible.

Ce voyage a été rendu possible grâce à Transat.

 

 

île Marguerite

Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Voyage

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