Sainte-Lucie, un trésor de petite île.

Publié le 17 Octobre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur l'île de Sainte-Lucie, souvent surnommée le «joyau des Caraïbes», inutile de chercher les édifices chatouillant la voûte céleste. Ce plaisir est laissé aux majestueux pitons, symboles de l'île. Jaillissant de l'eau turquoise, ces aiguilles volcaniques s'érigent en gardiennes des nombreux trésors de ce petit coin de paradis.

Débarquer à Sainte-Lucie, c'est s'offrir un rendez-vous avec la nature dans ce qu'elle a de plus spectaculaire. Côtes abruptes, forêt tropicale, récifs de corail, parcs marins, réserves naturelles, vallées et collines luxuriantes, plages de sable doré ou argenté et petites criques aux eaux cristallines se disputent le regard du visiteur. Impossible de rester indifférent devant tant de beauté.

Chaleureux, sympathiques et conscients du charme extraordinaire de leur île, les insulaires s'en montrent fiers. Déjà, pendant le long trajet entre l'aéroport International Hewanorra et Castries, la capitale, notre chauffeur se fait un devoir de nous indiquer les points d'intérêts. Il ne manque pas non plus de nous raconter la riche histoire de son île, la plus petite des Caraïbes, pour laquelle Français et Anglais se sont déchirés pendant deux siècles. Quatorze sanglantes batailles plus tard, elle devenait finalement une possession anglaise avant d'obtenir son indépendance en 1979. Voilà l'explication de tous les noms francophones de nombreux villages, d'anses ou de sites divers, alors que l'on y parle anglais et que la conduite automobile se fait à gauche.

 

 

 

 

LA SAINTE PAIX

Que l'on soit contemplatif ou sportif, les options sont nombreuses pour découvrir les splendeurs de Sainte-Lucie: en hélicoptère, en bateau, en kayak, en Jeep, en voilier, sur un bateau de pirate, à la nage, en randonnée dans la forêt, dans un bain de boue, en vélo, en bus, à cheval, en tyrolienne, en gondole dans la forêt tropicale ou, mieux encore, grâce à l'un des nombreux sites de plongée. L'un d'eux, le «Vol de Superman», doit son nom à une scène du film «Superman 2» qui a été produit à cet endroit.

S'il est une activité qu'il ne faut pas manquer, c'est l'excursion vers la Soufrière, le seul cratère au monde où l'on peut circuler en automobile. On découvre un paysage désertique d'où s'élèvent d'épaisses colonnes de vapeur (les fumerolles) prouvant, hors de tout doute, que ses entrailles continuent de gargouiller et qu'il pourrait bien se réveiller un jour.

Profitant du fait qu'il soit encore endormi, on opte pour les bains dans ses eaux sulfureuses. Bon, il faut pouvoir supporter l'odeur d'œufs pourris (le souffre), mais quel bonheur de s'enduire le corps de boue jouer et de se plonger ensuite dans cette chaude qui rend la peau aussi douce que les fesses d'un bébé.

À peu de distance de là, Anse Chastenet, une petite crique au décor de carte postale, donne l'impression de se trouver au bout du monde. Sur ce site que personne ne croyait exploitable, un couple de visionnaires a imaginé deux luxueux complexes hôteliers, Anse Chastenet et Jade Mountain, dépourvus de murs, de portes ou de fenêtres. Construits en colline, ils disposent de chambres ouvertes sur les eaux cristallines, la forêt tropicale ou les deux pitons. En y pénétrant, on sent presque le stress s'enfuir par les pores de la peau. Le bonheur!

 

 

UN TRÉSOR DE PETITE ÎLE

Montagneuse dans le sud, Sainte-Lucie fait place aux plages (toutes publiques) et aux sites historiques dans le nord. L'un d'eux, le Pigeon Island National Park, accueille de nombreux festivals. Cette année marquait d'ailleurs le 25e anniversaire du Saint Lucia Jazz and Arts Festival (en mai). Cet endroit, marqué par une longue histoire militaire, jouit également d'un magnifique point de vue.

Pour un contact plus étroit avec la population locale, rien n'égale le Castries Market, le plus vaste marché en plein air de Sainte-Lucie (classé nº 3 au monde par le «National Geographic»). En plus des éternels bibelots, on y trouve des objets sculptés en bois, mais surtout, on peut flâner au milieu de quelque 300 kiosques et discuter avec les vendeurs, qui ont été avec nous d'une gentillesse sans nom.

C'est une belle introduction au Friday Night Jump Up Street Party, qui a lieu tous les vendredis soirs dans le petit village de pêcheurs de Gros Islet. Envahie par la musique caribéenne, les rues se transforment et l'on y danse, déguste des grillades, boit du rhum et de la Piton (la bière locale), bref, on fait la fête toute la nuit. Fourbu, on revient à l'hôtel en se disant que, décidément, la vie sur cette île nous sort totalement de notre quotidien.

 

 

 

QUELQUES REPÈRES

• Meilleur temps pour s'y rendre? De décembre à mai.

• Climat? Tropical, chaud et humide. Température variant entre 25 et 30°C. La saison des pluies s'étend de juin à novembre.

• Où loger? Au Windjammer Landing Villa Beach Resort, un magnifique établissement hôtelier composé uniquement de villas (1 à 5 chambres) agrippées à la colline. Sept différents types de forfaits y sont proposés, dont le tout inclus. www.windjammer-landing.com

• Monnaie? Le dollar des Caraïbes orientales (XCD). Au moment de notre visite 1 $ CAD = 2,12 $ XCD.

• Se déplacer du nord au sud? Les routes sont étroites et sinueuses. Les moins téméraires devraient s'abstenir de louer une voiture.

Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Decouverte

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