Copenhague: balade dans la «ville libre» de Christiania.

Publié le 22 Novembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

On entre dans la ville libre de Christiania sans trop comprendre ce qui nous arrive ni ce qui nous attend. Sitôt passée la fameuse enseigne, c'est un tout autre monde qui s'offre à nous: un monde se vantant d'échapper à l'emprise du capitalisme et un lieu autoproclamé «ville libre» par ses habitants excentriques.

À Christiania, ce quartier marginal de Copenhague, les casernes militaires désaffectées se sont transformées en commerces, ateliers et hébergements collectifs attirant les anticonformistes du monde entier. 

 

 

 

VIVRE LIBRE EN COMMUNAUTÉ

Des jardins et des maisons bricolées, des restaurants communautaires, des terrasses, un musée et des salles de concerts et de manifestations artistiques diverses: la commune de Christiania a de quoi surprendre. Sur l'île danoise de Christianshavn, les membres de cette microsociété misent, depuis 1971, sur les valeurs de liberté, d'entraide et de solidarité pour mener leur vie à leur façon. Difficile à décrire, et encore plus ardue à présenter en photos (car elles y sont interdites), la ville rappelle cette époque révolue du festival Woodstock.

Dire que la ville libre qu'est Christiania suscite la controverse relève de l'euphémisme. Une question de taxes, de politique, mais aussi, surtout, de zone grise venant avec la vente de drogues douces qui s'y trouve plus ou moins tolérée par les autorités (la vente de drogue étant pourtant illégale au Danemark). Il est vrai que le long de la fameuse Pusher Street, l'image des revendeurs de drogues masqués et dissimulés derrière leurs kiosques de fortune fait tout un effet. Pourtant, la vente s'y fait au vu et au su de tous, et la consommation, en public et en plein air.

Si Christiania se définit par ses forts effluves de haschisch et de marijuana, elle est aussi beaucoup plus que cela. Le long des sentiers zigzagant en retrait de la rue principale, c'est toute une enfilade de terrains agricoles, de jardins, de serres, de péniches, de roulottes et de maisonnettes originales composées matériaux récupérés qui embellissent le décor. Un décor aussi inspirant qu'excentrique offrant un peu de douceur aux habitants marginaux ayant choisi de vivre dans ce lieu légèrement fou.

Tout autour, des murales et des graffitis s'appliquent à recouvrir les murs de chacun des commerces, galeries d'art et salles de spectacles du quartier. C'est aussi le cas pour cet ancien centre équestre militaire transformé en salle de concert, le Den Gra Hal («la salle grise»); un endroit aujourd'hui mythique pour avoir accueilli un certain Bob Dylan.

Au coeur de cette communauté «tissée serré», point de religion. On mise plutôt sur des ateliers de croissance personnelle et tout ce qui gravite autour des valeurs de coopération, de partage, de respect et de liberté. Christiania possède d'ailleurs son propre drapeau: trois points jaunes sur fond rouge, comme les trois points des lettres «i» de Christiania l'anticonformiste.

Pour en savoir plus sur Copenhague et sur la ville libre de Christiania:www.visitcopenhagen.com/copenhagen/culture/alternative-christiania

Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Voyage

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